Mythes et canulars à connaître sur la méningite

Mythes et canulars à connaître sur la méningite

Mythes et canulars à connaître sur la méningite

La méningite préoccupe beaucoup les parents car c’est une maladie grave. À l’occasion de la Journée mondiale de la méningite, nous vous détaillons ce qu’elle est, ses types, les vaccins disponibles, les populations à risque et d’autres questions essentielles.

La méningite touche tous les âges mais frappe surtout les nourrissons, les enfants de moins de quatre ans et les adolescents de 15 à 19 ans. Grâce aux vaccins, elle est devenue rare aujourd’hui. Reste qu’elle demeure très grave, avec des symptômes peu spécifiques qui compliquent son diagnostic.

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Index

  • 1 Les canulars ou les mythes sur la méningite.
  • 2 Types de méningite chez les enfants
  • 3 Les vaccins comme principale recommandation

Les canulars ou les mythes sur la méningite.

L’Association espagnole contre la méningite a organisé un séminaire sur les fausses croyances et mythes les plus répandus autour de cette maladie. Le Dr Juan Casado, professeur émérite de pédiatrie à l’université autonome de Madrid, ancien responsable du service de soins intensifs pédiatriques et médecin émérite de l’hôpital universitaire pour enfants Niño Jesús de Madrid, en a relevé plusieurs. Les voici.

  • Grâce aux vaccins, la septicémie et la méningite ont disparu. C’est faux. En Espagne, on compte en moyenne environ 300 cas de maladie méningococcique (méningite et septicémie) par an, avec un taux de mortalité de 10%.
  • Les antibiotiques actuels guérissent toutes les méningites. Faux également. Quand les symptômes apparaissent, la maladie est généralement déjà très avancée. Il existe des antibiotiques inefficaces contre cette maladie. Idem pour la septicémie.
  • La méningite se diagnostique facilement avec des symptômes évidents. Incorrect. Le diagnostic survient souvent tardivement. Il repose sur l’examen clinique et chez les jeunes enfants, parvenir à une conclusion n’est pas simple.

Avant de poursuivre, découvrez quels types de méningite sévissent le plus chez l’enfant et comment les combattre.

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Types de méningite chez les enfants

La méningite n’est pas causée par un seul germe. La plupart des cas résultent d’infections dues aux virus ou aux bactéries. 80% des cas diagnostiqués d’inflammation des méninges (méningite) chez l’enfant sont d’origine virale. Il s’agit d’entérovirus, d’adénovirus, de grippe, de varicelle ou d’oreillons. Ces infections sont plus fréquentes au printemps, en été et en automne. Elles se résorbent généralement sans laisser de séquelles.

La méningite bactérienne est moins fréquente mais plus préoccupante en raison des dégâts qu’elle provoque. Elle est surtout causée par le méningocoque, contre lequel existent des vaccins. Plusieurs sous-types circulent. La bactérie Haemophilus influenzae provoque la méningite la plus fréquente chez les enfants de 3 mois à 3 ans. Tous les enfants reçoivent le vaccin correspondant qui figure au calendrier officiel.

Le pneumocoque entraîne une méningite typique chez les moins d’un an. Un vaccin existe contre cette bactérie, mais certaines communautés autonomes ne le financent pas. En pharmacie, il n’existe aucun remboursement public et les patients supportent 100% du coût, sauf les sujets à risque élevé.

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Les vaccins comme principale recommandation

Pour les parents et les autorités sanitaires, le message est sans ambiguïté : vacciner tous les enfants contre la méningite B, la plus fréquente en Espagne et renforcer la protection contre les nouveaux types. Pour ce faire, il faut remplacer la dose de MenC prévue par le calendrier de vaccination par la dose MenACWY tétravalente à 12 mois et 12 ans. C’est la recommandation de l’Association espagnole de pédiatrie dans son calendrier 2020.

Bien que les cas de méningite aient légèrement baissé ces dernières années, les raisons restent inconnues. Cette maladie se manifeste toujours par vagues épidémiques. Il faut donc assurer une protection vaccinale globale de la population contre tous les méningocoques : A, B, C, W et Y. Les types W et Y connaissent une augmentation ces dernières années.

Pour en savoir plus sur la méningite, ses symptômes et ses modes de transmission, cliquez ici.