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Les vernis à retoucher  

 

 

 

 

Ils ne s'utilisent qu'avec les peintures grasses et ne diffèrent des médiums en leur composition que par la présence éventuelle d'un produit susceptible d'attaquer un petit peu, de réveiller la couche inférieure, comme l'essence d'aspic. La concentration en agglutinants (résines, huile) restant pourtant inférieure à celle que l'on trouve dans les vernis définitifs.

Xavier de Langlais insiste d'ailleurs sur le choix d'une formulation qui "se rapproche autant que possible de celle de l'agglutinant, afin d'éviter d'introduire, entre les différentes couches de la pâte, un écran intermédiaire de composition étrangère", avec les risques de mauvaise adhérence que cela entraînerait.

Ils peuvent jouer différents rôles :

* celui de vernis de protection temporaire permettant de conserver intact un tableau pendant le temps où l'apposition d'un vernis définitif serait prématurée (six mois à deux ans)

* celui de "réactiver" une surface sèche pour favoriser l'adhérence d'une nouvelle couche de peinture.

* celui de réducteur des embus. Les fabricants soulignent l'intérêt de l'application de bonnes quantités de vernis sur les embus, zones fragiles. 

Dans tous les cas, comme l'indique le Maître breton, il est important de bien diluer le produit. Cela évite de former une véritable couche autonome.

L'application peut être réalisée à l'aide d'une brosse aux poils fins évitant d'imprimer des traces de coups de brosse. Si le but du peintre n'est pas de réactiver une surface sèche, il peut aussi diluer le produit et opérer en deux couches.

Certains peintres ne vernissent leurs tableaux qu'avec un vernis à retoucher, laissant l'acheteur décider de l'application éventuelle d'un vernis définitif ultérieurement. Cette solution, lorsqu'elle est concertée, est excellente ; elle évite les accidents de vernissage (vernis définitifs posés trop tôt).

D'autres s'en servent comme d'un médium, en mélange avec la peinture. Ce procédé pose un problème qui est traité dans l'article Détournements.

 

 

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