La molette pigmentaire
dite molette de broyage
Cet
outil de cristal qui, initialement, permettait d'affiner un broyage tout en imbibant
le pigment lors du liage (en fait son véritable rôle), a beaucoup perdu de son intérêt depuis que les pigments
disponibles dans le commerce sont très finement broyés de manière
industrielle. Le liage peut être maintenant réalisé avec des outils plus
banals.
Quelques peintres perfectionnistes continuent cependant à
lier leurs pigments sur le marbre ou le porphyre (en principe seul
matériau adéquat). Ce dernier, pour aussi noble qu'il
soit, pourrait ne pas sortir indemne du liage d'ocre jaune ou rouge (qui
rayent les surfaces). Un matériau moins prestigieux pourrait
avantageusement remplir la même fonction, du moins pour ces pigments-là.
Un seul cas semble encore justifier
l'emploi de la molette de nos jours : celui du liage de pigments recueillis sur le site
d'extraction (voir lévigation,
fabriquer son
propre pigment), c'est-à-dire de pigments difficiles à imbiber
intimement lors du liage.
Le liage affiné des pigments dans le cadre d'un emploi en peinture
aquarelle pourrait être nécessaire dans certains cas, dit-on, mais pour le
moment, cette nécessité hypothétique n'est absolument pas confirmée.
N'hésitez pas à nous apporter votre témoignage.
Retour
début de page