Les liaisons
entre atomes
Ce sujet aussi difficile qu'essentiel -
il s'agit d'évoquer la cohésion de notre univers,
c'est une sorte de « clé » - est traité non sans quelques retours nécessaires
sur d'autres concepts. Nous conseillons une lecture complète (avec exploration
des différents liens) et progressive.
Chaque atome est pourvu d'une capacité de garder près de lui ses propres
électrons. Cela se nomme l'électronégativité.
Quelques exemples : l'hydrogène est très faible et son unique
électron a peu de difficultés à s'en éloigner ; l'oxygène est par rapport à lui
un séducteur, enfin le fluor est de toute la table de
Mendeleiev le plus attractif.
Mais cette propriété intrinsèque des éléments ne prend son sens que lorsque
les atomes sont mis en présence. La différence entre les électronégativités est
en effet essentielle car elle détermine quel type de liaisons va pouvoir
s'instaurer. Cette différence est nommée le delta (Δχ). Lorsque
Δχ est supérieur à 2, il va s'agir de
liaisons ioniques. En deçà, par exemple dans le cas d'un couple d'éléments
identiques comme notre familier O2, on pourrait croire que les atomes
sont mutuellement « indifférents », mais un autre type de relations s'installe,
ce sont les liaisons covalentes.
Ces deux configurations ne sont pas si tranchées car il existe des situations
intermédiaires et d'autres types de liaisons. Faisons le point :
* liaisons
ioniques.
Dans le sel de table, Na et Cl subissent une attraction forte, de nature
électrostatique. D'une
manière générale, dans les sels, la
différence entre les électronégativités est importante (comme on l'a dit, Δχ>2)
parce qu'un sel est constitué d'un non-métal
souvent fortement électronégatif - l'anion - associé à un métal qui l'est moins
- le cation -
(attention, la taille d'un atome peut aussi influer sur son
électronégativité).
Il s'agit d'une liaison polaire. Le pôle + est du côté du métal (ou du moins
électronégatif), le - du côté du non-métal (ou du plus électronégatif).
Lire passage in
Electronégativité, liaisons et liaisons polaires.
* liaisons covalentes
Lire
l'article qui leur est consacré.
* liaisons
métalliques
Un électron peut circuler parmi
des millions d'atomes, autorisant notamment la circulation d'un courant. Ne
pas se méprendre sur l'intitulé : en fait de métaux, il peut aussi bien
s'agir de molécules cycliques
(voir définition du métal et surtout
passage in Les chaînes).
plus une, substantiellement différente :
*
les "forces de liaison faibles" - (à
ne pas confondre avec l'interaction faible) -, dites aussi "de Van der Waals".
Elles sont essentiellement de type dipolaire.
Elles sont de trois sortes (orientation, induction, dispersion) et toutes de courte ou très courte portée
- de 1/r6 à 1/r8 -, mais fondamentales dans
beaucoup de petits phénomènes subtils d'adhésion, de
mouillage ou
d'assemblage.
Avec l'aide
de Jean-Louis
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