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Pages soeurs
La perception Les pigments, les couleurs Supports, substrats, préparations Les liants font les procédés Les procédés de dessin Moulage, modelage, taille, etc. Les outils Les produits auxiliaires Concepts physico-chimiques Lumière et matière Concepts techniques «Hi-tech» Finition, protection, marouflage Stockage, conservation, restauration Transport des oeuvres Teintures, teinturerie Techniques numériques
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Tous droits réservés.
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« Hi-tech »
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Un titre un peu "ronflant" pour
cette page, mais c'était le plus parlant. Il s'agit d'une sorte de blog
appelé à devenir l'une des sections de Dotapea. Une sélection
d'informations sur des techniques actuelles, récentes ou émergentes
pouvant intéresser des plasticiens.
Attention cependant : il ne
s'agit pas ici d'évoquer des inventions "gadgets". Nous parlons de
découvertes ouvrant des perspectives réellement importantes et à
tendance nettement avant-gardiste.
Les informations sont précédées d'étoiles et de points
d'interrogation exprimant intuitivement le "degré de pertinence" de leur
relation possible avec une utilisation en arts plastiques.
Les nouveautés sont relayées sur le fil de dépêches de Dotapea.

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Les techniques picturales
doivent être approchées dans leur histoire.
Nous sommes souvent confrontés à des conceptions "traditionalistes" qui
prônent jusqu'au retour intégriste vers les pratiques des "Maîtres
anciens". Mon point de vue est qu'il est important de comprendre comment
des systèmes picturaux ont été mis au point tout au long de l'histoire
de la peinture et d'en tirer profit pour en définir de nouveaux, adaptés
à des recherches d'aujourd'hui.
La question centrale est bien celle de la "picturalité" et de la
création de conditions particulières d'émergence de formes. La veille
technologique que propose Dotapea peut permettre des transferts de
savoirs et de savoir-faire en provenance d'autres domaines et ne peut
qu'enrichir ce type de recherche artistique. Cela me semble un point
capital.
(s) Jean-Pierre Brazs,
plasticien |
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Pertinence |
Objet, description (du plus récent au plus ancien) |
Liens |
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Le bleu « Mn-YIn ». Un annonce trop
enthousiaste ou une véritable découverte ?
Quelques mots sur un « nouveau bleu » qui
laisse perplexe. |
Article interne |
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Les films souples haut-parleurs
Nous sommes là en présence d'une technologie aux applications
potentiellement révolutionnaires. Certes les coûts sont encore élevés,
mais déjà en baisse. Bien sûr, l'enjeu industriel est prodigieux.
Il s'agit d'un film transparent et souple capable d'émettre du son
quelle que soit sa position et même s'il est chiffonné ou déchiré, ce
qui ne va pas échapper aux couturiers ni à beaucoup d'autres : metteurs
en scène, plasticiens, chorégraphes, etc.

Pour télécharger le document Quick time
lié à cette image, cliquer avec le clic droit sur l'image et choisir
l'option "enregistrer la cible sous". D'autres documents audiovisuels
(de meilleure qualité sonore) sont disponibles à l'adresse située en
haut de la colonne ci-contre.
Ce film extrêmement fin (quelques dizaines de nanomètres suffisent) est
fait de nanotubes de carbones, du moins d'une variété assez
exceptionnelle puisque ce matériau
à l'origine de l'expression "ère du diamant" est habituellement décrit
comme extrêmement dur.
Nous avons ici de une à quatre couches de nanotubes. Les nanotubes sont
alignés dans les couches par un procédé de tirage. Ils se collent
naturellement les uns aux autres.
Cette invention a pour auteurs deux centres de recherche, le Department
of physics & Tsinghua-Foxconn nanotechnology center de la Tsinghua
University et le Department of physics de la Beijing Normal University,
toutes deux situées à Pékin (Beijing, RPC).
Quelques explications
La performance consiste à réchauffer ou refroidir les nanotubes 260 fois
par secondes afin de les déformer sur un espace de 10nm pour compresser ou décompresser l'air
environnant. Ces éléments émettent ainsi des sons
en déplaçant l'air comme un haut-parleur classique, mais sans membrane.
D'un point de vue pratique, ces films peuvent très simplement servir
de haut-parleurs : il suffit d'y faire circuler un courant électrique,
comme dans des enceintes traditionnelles. A la différence de l'immense
majorité des transducteurs existants
(haut-parleurs dynamiques, électrostatiques, piézoélectriques,...), le
film de nanotubes ne vibre absolument pas. La transformation du courant
en son se fait par effet thermoacoustique : le passage du courant
chauffe les nanotubes par effet Joule.
Comme ils sont très très petits (5nm de diamètre !) leur température
suit instantanément les variations de courant : la réponse est linéaire
de 0 à 1MHz, ce qui est sans équivalent. Les variations de température
des nanotubes se transforment en variations de pression de l'air qui les
entoure, et donc en son. Ce principe d'action explique pourquoi le
transducteur peut continuer à fonctionner même froissé ou déchiré. Tant
que le courant passe, ça joue. Ces éléments supportent également des
puissances remarquables, de l'ordre de 100 000W/m2.
Perspectives
On peut d'ores et déjà brancher ces extraordinaires constructions à un
iPod. Plus tard, on peut imaginer que des vêtements sonores seront
banals. Encore un peu plus tard, une combinaison avec les images de type
Lumalive n'est évidemment pas à exclure, cela
tombe sous le sens.
Dès maintenant, on envisage des films-haut-parleurs hi-fi appliqués sur
des écrans (téléphones, ordinateurs, etc.).
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Lien externe (en anglais) sur le site de
NanoLetters
On mentionnera les liens vers les documents Pdf (notamment
celui-ci) mais aussi vers les trois vidéos au format Quick time dont
la dernière est particulièrement surréaliste (voir photo et lien
ci-contre). |
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Holographie animé en temps réel : le compte à rebours a-t-il
vraiment commencé ?
Afficher un objet tridimensionnel animé sans rendre nécessaire le port
de lunettes est un enjeu immense. La recherche est donc intensive. On
évoque même une "compétition féroce" (Joseph W. Perry, Nature,
fév. 2008).
Après des essais peu probants avec des cristaux liquides, des
résultats satisfaisants, en particulier en termes de précision et de
diffraction,
ont été obtenus à l'aide d'un dispositif basé sur un
polymère dit photoréfractif (Savas Tay et
al., Univ. of Arizona, USA, voir le même Nature de fév. 2008).
Habituellement en holographie, le matériau utilisé est statique,
c'est une épreuve photographique (lire
Chap XIV, Dialogues de Dotapea). Ici nous avons affaire à des
polymères dont les propriétés de réfraction sont modifiables
dynamiquement sous l'effet d'un champ électrique.
Mais actuellement le temps nécessaire pour imprimer ou réimprimer la
plaque holographique (donc pour renouveler l'image tridimensionnelle)
demeure terriblement long : 2,5 minutes. Beaucoup trop puisqu'il devrait
durer au
maximum d'1/25ème de seconde (1/50ème de
préférence) pour que l'on parle de « temps réel ». Et il faut ajouter à ce temps
d'impression celui de
l'effacement. On est donc encore loin, très loin (a minima 3 750 fois
trop loin) des performances de nos
écrans bidimensionnels.
Les recherches portent donc bien sûr sur les moyens d'écourter la cadence
de rafraîchissement, mais aussi sur les dimensions encore trop réduites
des plaques et des projections. |
Lien externe (en anglais) sur le site de Savas Tay. On
signalera en particulier la vidéo n°2 qui, quoi qu'un peu longue, donne
un bon aperçu du processus à ce stade de développement |
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Le "caoutchouc réparable"
A priori peu spectaculaire, ce nouveau matériau peut évidemment
intéresser des plasticiens, mais aussi d'autres métiers créatifs,
l'habillement par exemple. Au-delà, les applications généralistes
semblent nombreuses.
Sans colle et à température ambiante, il est possible d'assembler par
simple pression deux morceaux de cette substance ayant les propriétés
habituelles du caoutchouc.
Ce qui est mis en oeuvre est une organisation "supra-moléculaire"
dans la lignée de différentes recherches sur les matériaux
auto-réparables. En 2001 on était parvenu à rendre possible, dans une
autre sorte de caoutchouc, le voisinage de micro-capsules de polymères
epoxy et d'un catalyseur.
Les capsules brisées libéraient leur contenu, il n'y avait plus qu'à
ré-assembler. C'était une colle "dans la masse", pour ainsi dire.
Le défaut majeur de cette solution était qu'un tel matériau fracturé
une seconde fois au même endroit était dépourvu de "colle". Des
expériences avaient alors été réalisées en direction de la "microvascularisation",
mais ne donnaient pas de bon résultats pour une température normale.
L'invention plus récente de Philippe Cordier et son équipe
(CNRS-ESPCI, Paris, 2008) concerne une échelle beaucoup plus fine,
celle des liaisons moléculaires non-covalentes
(réversibles, ce sont des liaisons hydrogène) mises à nu par la
fracture. Elles autorisent un ré-assemblage dans un délai raisonnable
d'une semaine. L'auto-réparation, elle, dure quinze minutes (ou plus).
L'enjeu industriel est en réalité considérable. De plus la matière première
est constituée d'huiles végétales et le "caoutchouc" obtenu est
"réversible" par réchauffement. |
Lettre d'information revue Nature (lien externe en anglais) |
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Les
"pico-projecteurs" Une invention qui intéressera en premier
lieu les vidéastes, la plupart des artistes du numérique, les
"installateurs", etc. Elle a aussi de fortes chances d'intéresser
rapidement un large public.
On peut, grâce à une très impressionnante maîtrise technologique des
lasers, projeter des images de grande
dimension à l'aide d'un simple portable ou d'un boîtier connecté. |
Lien vers le site du fabricant (anglais) |
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Les "opales polymères" Une recherche prometteuse non sans
dimensions plastiques sur les métamatériaux dans le domaine chromatique
et tridimensionnel.
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Lien
interne |
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Les pigments à nanocharges.
Une petite révolution dans le domaine des charges pigmentaires.
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Lien
interne |
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L'aérogel/xérogel élastique
Un nouvel avenir pour ce matériau ? |
Lien
interne |
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Panorama des métamatériaux
Chapitre complet publié sur
Dotapea (XIème Dialogue). Au sommaire :
*
le noir ultime,
*
l'invisibilité,
*
les nanostructures de
l'opale, *
l'argile turquoise
des Mayas, *
l'acier des épées de
Damas, * etc.
Nous tentons de mettre en perspective les échelles et les modes
opératoires ainsi que les applications pour les arts plastiques et
domaines proches.
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Lien
interne |
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L'aérogel

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Cette matière - le plus léger solide jamais créé par l'homme - est un
nouveau Sphinx. Son aspect est
particulièrement irréel. Elle est fascinante mais encore énigmatique quant à ses emplois possibles.
On pense d'abord la sculpter, mais elle est si fragile, si friable
que cette entreprise s'avère plus difficile qu'il semble de prime abord. On peut
la tailler au jet d'eau industriel, mais la sculpter est une autre
affaire. L'abrasion, le polissage, semblent possibles... moyennant une
certaine délicatesse.
Son emploi comme "support à peindre" est au moins aussi intéressant.
Une peinture transparente sur ce support poreux et/ou un rayon lumineux (de
soleil, de laser, ...) devraient autoriser d'intéressants "dessins de
lumière".
Voir le court-métrage
"Laser, matériau transparent et vidéo"

Version haut
débit -
Version
standard
La légèreté de l'aérogel autorise des emplois conjoints avec par
exemple des courants d'air. Sa porosité pourrait susciter différents
essais sur des liquides. C'est aussi un isolant thermique et sonore.
Autre possibilité : la fabrication.
Comme il ne s'agit de rien d'autre qu'une sorte de verre, il est
possible de donner une couleur à l'aérogel. Mais la fabrication est
complexe. Des versions de qualité inférieure peuvent cependant être
réalisées avec des moyens relativement restreints...
...car l'aérogel coûte très cher. |
Description détaillée et photos dans
"L'aérogel", chapitre V des Dialogues physico-chimiques de Dotapea.
Cliquer ici Voir aussi une jolie page
spécifiquement liée à l'emploi d'aérogel lors de la mission spatiale
Stardust.
Cliquer ici
Liste de fournisseurs,
cliquer ici. |
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Les mousses ultra-stables
Il s'agit de mousses aqueuses particulièrement stables (ultrastable
particle-stabilized foams). Elles résistent plus de quatre jours sans se
mettre à couler ni que les bulles d'air
coalescent. Les mousses sont formées d'eau et de particules solides
(par exemple de la silice) recouvertes de
molécules organiques simples (produits commerciaux).
Il reste à faire une véritable exploration des possibilités physiques
et artistique de ces produits "plastiques". |
Lien vers une
recherche Google. |
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Les tissus lumineux numériques
(Lumalive ®) Une invention particulièrement
impressionnante qui concerne de très nombreux domaines, y compris les
arts plastiques. A surveiller de près selon nous car l'étendue des
applications est incalculable à ce jour. Il s'agit de tissus
(lavables) affichant par eux-mêmes des images numériques animées grâce à
des LEDs (diodes électroluminescentes) insérées dans les trames. Amis
vidéastes, plasticiens multimédias et professionnels d'autres domaines
proches, une nouvelle perspective de mise en scène à la fois du corps
(entre autres), des surfaces y compris souples, mouvantes, et des
animations numériques s'est ouverte. C'est ce que l'on est en droit
d'appeler un nouveau support. |
Vidéo de la société qui est l'auteure de ce procédé (en anglais)
...et un
article complet (en anglais également). |
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L'holographie numérique
Un nouvel article sous forme d'entretien est consacrée à cette
technologie mais aussi à son avenir. Il s'agit du chapitre XV des
Dialogues de Dotapea, troisième volet du triptyque Laser et 3d :
L'holographie numérique
et les autres procédés lumineux tridimensionnels :
soixante ans après l'invention du hologramme,
faisons le point |
Cliquer ici pour accéder au chapitre XV |
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Blender Certains d'entre
vous connaissent cet outil informatique, mais selon nous pas encore assez.
Il peut intéresser quelques artistes fouineurs et... courageux. Donc
parlons-en.
C'est un outil prodigieux (le mot n'est pas trop fort) d'animation de synthèse de type "tracé de rayon" de niveau professionnel
qui est accessible
dans le domaine public.
Même si Blender3d n'est pas nouveau, ce logiciel extrêmement puissant
et tout à fait à la pointe de l'imagerie de
synthèse a
ceci de relativement inhabituel qu'il reste gratuitement à la
disposition de tous. Il est donc à consigner au glorieux chapitre "si
vous ne le croyez pas, voici la preuve que le web demeure partiellement
une entreprise philanthropique". Attention :
c'est un outil dont la prise en main est très peu aisée. C'est un
véritable univers. Y pénétrer est une entreprise qui nécessite
du temps. L'immensité des champs ouverts par ce logiciel permet
cependant de trouver la patience, l'humilité et l'énergie nécessaires
pour l'explorer, en s'aidant notamment des nombreux "tutoriaux" que l'on
trouve sur le web. |
Site
Blender (en anglais) |
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L'armure liquide C'est
un sujet martial a priori. Mais au-delà des performances hypothétiques
qui pourraient être réalisées avec ce type d'assemblages initialement
destinés à la fabrication de gilets pare-balles, il semble qu'une
utilisation différente pourrait en être faite car il ne
s'agit de rien d'autre essentiellement que d'un liquide capable de se
raidir considérablement et instantanément à l'impact d'un projectile
puissant (au point de le faire rebondir quelquefois), et de se liquéfier
de nouveau l'instant suivant. |
Article paru dans Le monde |
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