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Courrier des lecteurs
2009
Saison 1
cdl cdl cdl
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Date - Emetteur
Thème |
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Questions et réponses |
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14/6/2009 - A.P.
Interférences en milieu
stratifié
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AP :
Tout d'abord j'aimerai vous féliciter pour votre site. Je fais un
projet sur les peintures nacrées et il m'a beaucoup aidé.
Mais il y a une chose que je n'ai pas comprise sur les pigments
interférentiels : « Dans le cas de ces milieux stratifiés, ce qui
détermine la couleur de la lumière réfléchie est essentiellement la
périodicité des plans, c'est-à-dire leur épaisseur. Si on augmente
l'épaisseur des plans, les couleurs vont vers le rouge, elles vont
vers le bleu si on la diminue. » [lire le
passage dans son
contexte] J'aimerais savoir pourquoi, connaître la relation entre
l'épaisseur des couches et la couleur.
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Dtp :
Merci beaucoup pour vos compliments.
Un petit rappel graphique d'abord à
destination de ceux qui n'ont pas lu le chapitre concerné.
Une bulle de savon est un bon exemple de
milieu stratifié simple.

La relation longueur d'onde / taille de
l'espace séparant les couches est "très directe" selon Jean-Louis que
je viens de consulter. Donc sauf erreur, un espace de 800nm devrait
vous renvoyer du rouge, 400nm du bleu puisque ce sont les longueurs
d'ondes de ces couleurs.
Les changements chromatiques sur la bulle sont liés à de minuscules
variations d'épaisseur de la paroi. Celle-ci se modifie d'ailleurs
pendant la vie de la bulle. La vie d'une bulle fait l'objet de
recherches (non sans poésie) où la couleur apporte une information
précise sur l'épaisseur. A condition de faire attention aux angles
d'émission et d'observation, qui sont également des déterminants de la
couleur obtenue, comme le souligne Jean-Louis dans l'article.
Est-ce que cela répond à votre question ?
En complément on peut signaler un texte fort intéressant du CNDP
ici. On découvre dans cette approche historique que les bulles et
autres phénomènes interférentiels ont passionné Newton. Qui était
certainement un poète en plus d'un grand génie puisqu'on lui attribue
l'invention de... la chatière.

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3/6/2009 - E.P.
Nettoyage des métaux
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EP :
J'aurais besoin de blanc de zinc pour restaurer une plaque d'acier,
savez-vous où je pourrais me le procurer, avez-vous une marque à me
conseiller ?
[...]
Une fois ma surface d'acier prête à
l'application du blanc de zinc, comment l'appliquer, justement?...
[...]
Merci de votre réponse, j'ai trouvé cette technique à cette
adresse....
http://jadis-antiquites.com/chronique-10-comment_nettoyer_l_acier_.html
Bien cordialement.
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Emmanuel :
Jean-Louis, à ton avis que vient faire le
blanc de zinc dans cette histoire de restauration d'acier ?
Jean-Louis :
Il joue juste le rôle d'abrasif, comme la pierre ponce, le blanc
d'Espagne ou de Meudon, pour polir le métal.
Emmanuel : Il est quand même bien plus
cher. Pour répondre à E.P., il est difficile de conseiller une marque
tant les circuits commerciaux sont compliqués et changeants.
Ce qui me paraît inattendu dans cet usage assez rare, c'est que les
terres blanches contiennent
généralement pas mal de silice ou
d'alumine, c'est un peu comme avec du
papier de verre ou du
corindon. Alors que l'oxyde de zinc est
moins connu pour cela.
Jean-Louis : Ca marche aussi pour
les plastiques. Je suis beaucoup plus
surpris par l'utilisation de la soude
caustique pour décaper le fer...
Emmanuel : Tu évoques une
autre méthode pour le nettoyage des métaux dans un
passage des
Dialogues de Dotapea.
Jean-Louis :
Le nettoyage électrolytique fonctionne bien sur les oxydes adhérents
comme ceux du cuivre, de l'argent, etc... L'oxyde de fer que l'on
appelle "rouille" n'est pas adhérent, donc ça marche déjà beaucoup
moins
bien.
L'idée est que l'oxydation est une perte
d'électrons, donc si on ramène des électrons, on réduit l'oxyde et on
récupère le métal.
Concrètement on relie
* la pièce
oxydée au pôle négatif d'une pile de 4,5V,
* la
lamelle positive à une électrode de graphite ou, au pire, du même
métal,
enfin on plonge tout (sauf la pile) dans
un électrolyte légèrement acide ou alcalin.
Emmanuel :
Un jus d'agrumes serait-il un bon électrolyte ?
Jean-Louis : Ca ne va pas très
bien marcher. Du vinaigre blanc d'alcool ou
du bicarbonate de soude peuvent faire
l'affaire. Sinon des produits plus agressifs que l'on trouve aussi
dans les grandes surfaces, mais de toute façon il est indispensable de
faire des tests préliminaires sur un objet sans valeur.
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26/4/2009 - N.B.
Peinture naturelle
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NB : Voilà,
je n'ai jamais fait de peinture artistique et là je souhaite peindre
un mandala.
Je suis allée m'acheter de la peinture à l'huile, mais, après
réflexion je ne veux pas utiliser celle ci car elle contient du
dioxyde de titane et de la résine d'alkyde je préfère les produits
naturels.
Donc quelle peinture puis-je utiliser sur du papier épais, une
peinture facile à travailler, et qui me permette de réaliser toutes
les nuances et les formes que demande le mandala qui est une figure
géométrique demandant beaucoup de travail sur les détails et la
précision et des petites surfaces à l'intérieur du mandala.
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Dtp :
La frontière entre le naturel et l'artificiel est plus que floue.
L'Académie française donne au mot
artifice l'étymologie suivante : "Emprunté du latin artificium, «
art, métier » et, par extension, « habileté, ruse »."
Les arts plastiques permettent de
relativiser à bon escient et de manière équilibrée un a priori
très ancré dans nos cultures, a priori selon lequel il existerait une
ruse dans ce qui n'est pas naturel.
Il n'est pas sans pertinence d'affirmer
que tout matériau est naturel, y compris les pires poisons. Ne nous
leurrons pas : la nature est souvent dangereuse et de toute façon en
termes de matériaux, il n'existe rien d'autre
que la nature. Les assemblages peuvent être naturels ou de main
humaine, cela ne change rien à leurs propriétés physiques ni à leur
toxicité éventuelle.
Lire l'article
consacré au pigment naturel
opposé au synthétique : lien
Prenons l'exemple que vous évoquez, le
dioxyde de titane. Il est très intéressant.

En effet, le minerai de TiO2
(le rutile) est en réalité on ne peut plus
"naturel".
Tout comme les Anciens déjà
lévigeaient les ocres, on applique au rutile
des traitements de purification (en particulier on le débarrasse de
son oxyde de fer) et le résultat est exactement ce que vous avez dans
votre tube. Il n'y a aucune synthèse. Et quand bien même. Par ailleurs
il serait bien dommage de se priver d'un tel pigment car il est
particulièrement anodin et de bonne qualité. Voir
Le blanc de titane
et passage in
Blanc de zinc, blanc de titane : toxicité.
Il ne faut surtout pas se fier aux
intitulés, aux mots. Prenons la
terre d'ombre naturelle
par exemple. Un très beau nom pour un très beau pigment.

1) on utilise le terme "naturel" par
opposition à la terre d'ombre brûlée mais cela entretient une
ambiguïté, 2) ce pigment est lévigé lui aussi donc traité de main
d'homme, 3) le nom scientifique de la terre d'ombre
naturelle est "sesquioxyde de fer hydraté
plus dioxyde de manganèse". C'est un peu amusant, n'est-ce pas ? 4)
ce pigment est moins anodin que le dioxyde de titane
malgré son nom rassurant.
La nature n'est rien d'autre que des
atomes et des rayonnements. Il n'est pas souvent pertinent d'opposer
le naturel au synthétique, comme le faisaient d'ailleurs remarquer les
Joliot-Curie, déjà, au sujet de la radioactivité (lire
passage in La
transmutation). Il n'y a qu'une seule radioactivité, il n'y a
qu'une seule physique, et enfin, un matériau peut être à la fois
naturel et synthétique.
Il est par contre pertinent de
s'intéresser à la toxicité des matériaux et à leurs propriétés
concrètes. C'est du moins le point de vue soutenu par
Dotapea/ArtRéalité.
La présence de résine
alkyde dans votre peinture est une autre
question. Les alkydes sont des constructions chimiques particulières
puisque ce sont des émulsions. Les
alkydes sont à cheval entre peinture à l'huile et peinture à l'eau.
Plutôt du côté de l'eau.
Une véritable peinture à l'huile est
grasse. Elle est constituée d'huiles à peindre
végétales (lin, oeillette, noix, etc.) ou à la rigueur
d'esters phtaliques
industriels ("glycéro").

Pour travailler sur du papier, si vous
choisissez une huile il faut effectuer une
enduction.
Mais vous pouvez obtenir de très bons
résultats par application directe de gouaches
extra-fines (visez tout de suite le haut de gamme si vous souhaitez
conserver votre travail durablement), d'acrylique ou d'alkydes,
ou encore - cela vous intéressera peut-être davantage - avec des
temperas à l'oeuf, mais dans ce dernier cas,
pour obtenir une bonne peinture on doit effectuer soi-même le mélange
oeuf-pigments.
L'aquarelle semble
moins indiquée pour ce type de travaux. Sous toutes réserves car
certains emplois de cette peinture surprennent.
Il est également important bien sûr de
bien choisir vos pinceaux et de veiller à
certains points comme la neutralité de l'eau ou
la pureté de l'essence et la bonne
adéquation de l'ensemble des produits.
Bien sûr on ne peut en rester à une
position de principe sur la non-opposition entre naturel et
synthétique ou artificiel puisque la question de fond, totalement
légitime, est : est-ce que je sais vraiment ce que je mets sur ma
palette ? Cela vaut pour ce qu'il y a dans l'assiette, dans l'air que
nous respirons, etc. C'est un questionnement contemporain. |
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21/4/2009 - M-C.R.
Argile auto-durcissante
Dialogue suivant |
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MCR :
On me demande de faire un atelier
modelage dans une maison de retraite. Nous n'avons pas de four. Quelle
argile utiliser pour que les productions puissent s'auto-durcir avec
le temps. J'ai besoin de quelque chose qui soit assez malléable car
nos anciens ne sont pas très agiles de leurs mains.
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Dtp :
Des terres dites auto-durcissantes sont
en vente chez les fournisseurs Beaux-arts.
Elles sont plus coûteuses que les autres
et vendues sous des conditionnements nettement plus petits. Cependant
elles sont très indiquées pour ce genre d'emplois.
Pour des quantités plus importantes il
faut utiliser une terre chamottée
classique. Elle est très robuste et sèche bien. Il faut juste éviter
les formes trop audacieuses, celles qui risqueraient l'affaissement au
séchage. L'idéal est une forme plutôt pyramidale mais ce n'est pas une
nécessité absolue.
Petite précision : le terme "auto-durcissant"
ne vaut pas grand-chose. N'importe quelle argile durcit toute seule
dès que l'eau non-moléculaire s'en échappe, même sans cuisson. Nous
avons pris l'habitude d'utiliser ce terme alambiqué à défaut d'un
autre pour distinguer ces terres de celles qui nécessitent cuisson
mais il serait peut-être temps de trouver un terme plus approprié.
Avis aux lecteurs ! |
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15/4/2009 - X.J-L.
Argile cuite émaillée :
exemple de processus de création
Dialogue suivant |
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XJL :
Artiste sculpteur professionnel, je
viens de mettre en ligne sur mon site internet, un document retraçant
avec photos et commentaires, le processus complet de la réalisation
d'une sculpture en terre cuite émaillée.
Ce document, très complet, serait susceptible je pense, d'intéresser
toutes les personnes curieuses des techniques mixtes de la sculpture
et la céramique, ainsi que des artistes, confirmés ou non.
Si vous trouvez que ce travail présente un intérêt pour votre site, je
vous serais reconnaissant si vous vouliez établir un lien vers ces
pages dans la ou les rubriques de votre site que vous jugerez les plus
appropriées.
Lien en français
-
Lien en anglais
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Dtp :
C'est chose fait par cette réponse même.
Nous verrons un peu plus tard des possibilités d'intégration
supplémentaires plus directement pertinentes. Nous sommes partants.
C'est effectivement un document tout à
fait sérieux, propre et utile. Merci ! |
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6/4/2009 - F.B.
Où apprendre sans modèle
vivant ?
Dialogue suivant |
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FB : Savez
vous s'il existe des cours de modelage d'art à part le modelage avec du
plâtre ?
Apprendre à réaliser son moule a base
d'élastomère et l'utiliser pour refaire des objets en plâtre.
Je ne trouve que des stages de modelage a partir d'êtres vivants et ce
n'est pas ce que je recherche.
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Dtp : Cela
existe bien sûr mais il est impossible de vous répondre sans savoir
d'où vous nous écrivez.
Néanmoins apprendre les techniques de
modelage et de moulage est une démarche indépendante du type de
motifs. On commence bien souvent avec le modèle vivant pour aller
ensuite dans toutes sortes de directions.
Bien sûr on n'a pas nécessairement envie
d'attendre pour savoir. Il n'est pas forcément excessif ni impertinent
de demander aux enseignants ou aux organisateurs de ne participer qu'à
la formation au moulage. Celle-ci est en principe assez courte en ce
qui concerne les opérations de base. Au-delà c'est un métier. Mais
c'est un tout autre métier que la sculpture proprement dite. Ce sont
deux choses distinctes.
S"agissant des élastomères, ce terme
s'applique à tous les polymères élastiques. Donc aussi bien au
latex qu'au
silicone. Dans la plupart des cas, l'emploi des produits eux-mêmes ne
nécessite que quelques explications claires d'un vendeur qualifié ou à
défaut, du fabricant (dont on trouve en général le n° sur
l'étiquette). A condition de disposer d'un lieu adapté car les
produits ne sont pas toujours anodins. |
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2/4/2009 H.S.
Oeuvres de grande taille
Dialogue suivant |
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HS : Je
suis un amateur, et je souhaiterais réaliser la sculpture d'une tête
(d'après modèle ), environ 1,50 mètre de haut !
Dois-je en premier lieu sculpter avec de la terre, argile, plasticine,
ou autre, la tête grandeur nature, taille humaine donc, auquel cas
comment ensuite atteindre le résultat final de 1,50m ? Façon le pouce
de César ? Où et comment peut-on utiliser cette technique ?
Dois-je autrement sculpter dans une masse, comme le polystyrène par
exemple, pour obtenir directement la taille voulue, et procéder
ensuite à un moulage ?
J'aimerais que le résultat final ait l'aspect du bronze, mais tout autre matière pourrait convenir si possibilité de teinture etc….
Bien sur, Je n'espère pas que vous me fassiez un cours complet de
sculpture, mais si déjà vous pouviez me donner deux trois directives
sur la méthode la plus appropriée, un ouvrage à consulter, m'orienter
pour ma recherche, cela m'aiderait énormément.
Pour toutes informations que vous pourriez me communiquer je vous en
remercie bien par avance.
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Dtp : Il
faut absolument vous adresser directement aux professionnels capables
de réaliser l'épreuve finale. Pour les bronzes, l'un des
fondeurs
mentionnés sur Dotapea est celui qui a réalisé le pouce de César.
Il existe aussi dans le XIIIème arrondissement de Paris un
atelier qui vous ferait cela en résine.
Concernant la méthode, si la sculpture
doit mesurer 1,50m, l'argile n'est
guère adaptée. Le bois ou le
béton cellulaire peuvent être assez
indiqués, mais pourquoi pas le ciment ou certains bétons fins. Tout
est possible.
Vous pouvez aussi réaliser un original
petit et le faire agrandir chez un fondeur.
Ces choix dépendent beaucoup 1) de votre
formation, 2) des contacts que vous pouvez acquérir parmi les
professionnels, 3) de vos affinités artistiques avec un matériau ou
bien sûr une méthode (ajout ou retrait en particulier). Ce dernier
point est sûrement le plus essentiel. |
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1/4/2009 - J-M.H.
Estimation de la valeur
d'une oeuvre
Dialogue suivant |
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JMH : Auriez-vous l'amabilité de me
communiquer de quelle manière on calcule les points et les tarifs par
rapport aux points ?
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Dtp : On
peut répondre en trois... points :
* La théorie
voudrait que pour être rigoureux indépendamment des critères
artistiques, tant qu'à évaluer une oeuvre selon sa surface, l'on se
serve de mesures en cm2.
Lien
Cependant, d'emblée on doit poser la
question de la pertinence de la surface comme critère d'évaluation
de la valeur d'une oeuvre parmi d'autres sur le parcours d'un même
artiste. A tous les points de vue ce n'est pas une évidence.
Historiquement parlant, au Moyen-âge
d'autres critères ont été utilisés pour évaluer la valeur d'une oeuvre, tels que la quantité de matières
précieuses (lapis-lazuli,
or, etc.) dans la surface picturale. Cela a progressivement changé
mais l'histoire de l'évaluation d'une oeuvre n'a pas fini de s'écrire.
* L'usage
"classique" voire même "moderne" consiste à ne tenir compte
que des points et non du format du rectangle. Le caractère
approximatif de cet usage a peut-être traversé intact 2 ou 3 siècles
pour signaler qu'il s'agit d'un simple point de repère et non d'un
critère financier éclipsant les autres paramètres.
Mais concrètement si vous comptez 100€ le point, un 40P vaut 4 000€,
un 100M vaut 10 000€, etc. C'est indépendant du format P, F ou M. En
principe. Chacun décide.
* L'usage contemporain réel.
Tout d'abord on ne vend pas un dessin
au même prix qu'une photo, une statue, une vidéo ou un tableau, or
beaucoup d'artistes pratiquent plusieurs techniques et surtout, ils
les mélangent.
Ensuite, souvent - de plus en plus souvent - la question se pose de
ce qui doit se vendre. Pour l'art éphémère en particulier c'est un
casse-tête.
Même l'estimation de la valeur d'une
simple vidéo est terriblement difficile. D'un artiste à l'autre,
l'on passe de 400€ à l'arrachée à 300 000€ sans douleur avec entre
les deux presque pas de valeur intermédiaire. C'est le circuit qui
fait la différence.
Parlant de circuit, beaucoup d'artistes - vraiment beaucoup -
échappent à toute cotation car ils empruntent des voies non
traditionnelles pour vendre leurs oeuvres.
On peut saisir une évolution générale
sur laquelle on pourrait gloser longuement.
Quoi qu'il en soit, aujourd'hui le
calcul de la valeur d'une oeuvre (même de sa valeur potentielle) est
compliqué et ne peut certainement pas être réduit à des dimensions,
même si ce calcul demeure un point de repère dans certains cas.
Pour généraliser votre question, estimer
la valeur financière d'une oeuvre, cela passe souvent par le recours à
une expertise. Un commissaire priseur est évidemment particulièrement
qualifié pour estimer la valeur financière d'une oeuvre à un instant t
dans la mesure où il est le mieux placé pour constater - avec le recul
nécessaire - le niveaux des échanges concrets. Mais un bon galeriste
connaît aussi en partie ces données, de même que certains directeurs
de centres d'art.
Sachant que beaucoup parmi ces métiers prennent des
risques - y compris à très haut niveau - et se cassent les dents, ce
qui est tout à leur honneur.
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JMH :
Merci pour la promptitude avec laquelle
vous avez donné suite à
ma demande.
Cependant je n'ai toujours pas trouvé combien vaut un point ;
peut-être
qu'à force d'opiniâtreté je finirais par trouver ?
Pour finir, bravo pour votre site très largement renseigné.
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Dtp :
Merci beaucoup.
Un point n'a pas une valeur fixe dans la
durée. Chaque artiste coté voit cette valeur varier en fonction des
ventes de ses oeuvres dans les salles de ventes.
C'est ce mécanisme qui fait que tout
artiste doit se préparer à l'éventualité un peu amère de voir une de
ses oeuvres prendre une valeur bien supérieure à son bénéfice initial.
C'est cependant quand même une bonne nouvelle pour lui car cela
signifie que, sa cote augmentant, il peut en théorie réaliser de
meilleures ventes. Bien sûr, tout cela est sujet à polémiques.
Au-delà, cette mécanique financière
prend un nouveau relief dans la crise actuelle car les plus-values sur
les oeuvres d'art deviennent aussi intéressantes pour les
investisseurs, sinon plus, que par exemple l'immobilier maintenant en
stagnation.
Actuellement, selon nos informations, le
marché de l'art va plutôt bien à cause de ce phénomène de report des
investissements.
Plus techniquement, tout dépend de ce que vous voulez faire (vendre
des oeuvres cotées ou non, revendre, spéculer) mais pour connaître la
cote d'un artiste il existe des sites en ligne (payants pour la
consultation des cotes) et sur papier, où la référence demeure le
célèbre Bénézit.
Pour en savoir plus, Dotapea/ArtRéalité
n'étant pas compétent, il vaut mieux s'adresser à nos confrères de
L'estampille objet d'art ou bien consulter un commissaire priseur
(ou société de). |
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21/3/2009 - O.G.
Eburit, question des
siccatifs
Dialogue suivant |
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OG :
Suite à la lecture de votre site, je me permet de vous demander
conseil.
je suis artiste peintre et utilise depuis plus de 20 ans l'Eburit,
actuellement Sennelier ne dispose plus que d'un très petit stock.
Après çà arrêt définitif de la vente de ce produit.
Adieu l'Eburit miraculeux !...
A votre avis avez-vous connaissance d'un produit ayant les mêmes
capacités exceptionnelles, et sinon comment s'en approcher par une
fabrication "maison", par conséquent en connaissez-vous la base, en
tout cas la principale résine ?
Par avance je vous remercie de votre bon conseil.
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DTP :
Il n'est pas sûr que ce soit la résine - ou l'huile - qui agisse le
plus dans l'Eburit. C'est avant tout un produit
siccatif - du moins au regard des
Beaux-arts - et un procédé industriel dont la composition est
inaccessible.
La question de fond est : a-t-on besoin
de siccatifs pour peindre à l'huile ?
Ce n'est pas une obligation de toute
manière. Tout dépend de la façon de peindre : peu de couches, en
opacité voire en empâtement (temps de séchage se comptant en mois
voire en années), ou bien beaucoup de couches en
glacis maigres (on compte en jours).
L'acrylique
est bien sûr une solution à la fois pour l'empâtement et le temps de
séchage.
Mais certains n'ont pas renoncé à
l'huile et explorent différentes pistes :
émulsions, huiles
soufflées, cire, etc.
On n'a pas fini d'en parler. |
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19/2/2009 - T.E.
Papier pour l'acrylique
Dialogue suivant |
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TE : Je
réalise des peintures à l'acrylique et je voudrais vous demander quel
est, selon vous, le meilleur support, le plus solide dans le temps.
Vaut-il mieux utiliser un papier de bonne qualité (type papier Acryl à
fort grammage et sans acide de chez Hahnemühle) ou du médium (qui
semble solide mais sa forte teneur en colles ne risque-t-elle pas
d'altérer rapidement la qualité du support dans le temps) ?
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Dtp :
Le papier est en Occident un support
relativement récent (lien)
par rapport au bois, à la peau animale, à l'os, ou à la pierre bien
sûr. Cependant, des oeuvres chinoises sur papier, bien plus anciennes que les nôtres,
montrent une qualité de conservation exceptionnelle. Le
papyrus - qui, bien que végétal, n'est pas
un papier mais une sorte de tissage - a démontré une longévité
considérable, mais dans des conditions de conservation tout à fait
exceptionnelles dans le cas de l'Égypte. Dans le même type de
conditions, le bois de tilleul des oeuvres du
Fayoum s'est également avéré un
excellent support, mais l'encaustique
qui le couvrait n'y était peut-être pas pour rien.
Certaines pierres légèrement poreuses en
surface quoique résistantes à l'humidité (l'ardoise
par exemple) pourraient s'avérer pour ainsi dire parfaits pourvu que
l'accrochage du film pictural soit suffisamment intime.
En résumé, la conservation d'une oeuvre
en fonction de son support est un sujet inépuisable dans la mesure où
les facteurs déterminants sont nombreux. En France, le
C2RMF effectue des
recherches sur ce type de sujets à l'aide d'instruments parfois
"hi-tech".
Revenons à votre question.
L'acrylique
est peu ou prou le pire des cas.
Ce n'est pas une boutade : les
formulations de ces liants sont innombrables.
Une acrylique est adaptée à un type de
supports donné, du moins en principe.
L'offre "Beaux-arts" est normalement
adaptée à des supports variés, rigides ou souples, légèrement poreux
ou très poreux. Mais gare aux surprises : la mesure entre théorie et
pratique est vite faite dans certains cas. Si la longévité est une de
vos priorités, il vaut mieux se restreindre aux peintures acryliques
haut de gamme - qui se comptent sur les doigts d'une seule main.
Au-delà, n'importe quel papier enduit
(par vous ou par le fabricant) fait a priori l'affaire. Bien sûr
lorsque vous réalisez vous-même l'enduction, vous savez à peu près à
quoi vous attendre puisque vous connaissez l'enduit. Vous pouvez par
exemple utiliser un bon liant acrylique. Une enduction recto-verso met
à l'abri de la plupart des dangers. Un papier Beaux-arts de qualité
standard et de bon grammage peut suffire pourvu qu'il soit bien tendu
lors de l'enduction.
Mais si votre choix pictural va plutôt
du côté des papiers poreux, c'est-à-dire non-enduits mais gardant "la
gélatine à coeur", un papier pour aquarelles et lavis de bonne qualité
peut convenir, de même que d'autres, parfois artisanaux, pourvu que la
colle et le substrat (la pâte à papier) soient neutres ou un peu
alcalins et à la condition de bien tendre le papier lorsque vous
peignez.
D'autres possibilités avec les papiers
non-préenduits : laisser le papier se déformer puis le retendre, ou
bien le maroufler, ou encore le laisser à l'état déformé. |
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18/2/2009 - V.B.
Oeuf, l'huile d'oeuf,
Vibert, amphiphiles
Dialogue suivant |
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VB :
Je suis en classe préparatoire aux
grandes écoles d'ingénieurs à Limoges. Je passe donc, en fin d'année
scolaire, un concours au cours duquel je dois présenter un projet
personnel à la fois scientifique et en rapport avec mes loisirs.
Passionné d'art, j'ai choisi de le faire sur les propriétés de la
peinture à l'oeuf. Seulement, sur internet et dans les bibliothèques,
je ne trouve rien d'assez poussé. Je me tourne donc vers vous dans
l'espoir que vous ayez quelques documents ou contacts à me fournir .
J'aimerais notamment savoir si il est possible de réaliser
l'extraction de "l'huile d'oeuf" trouvée par Vibert sans trop de
difficultés et comment ?
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Dtp :
Le procédé de
Vibert n'est pas public semble-t-il.
Il s'agit d'extraire la partie grasse du
jaune qui est une émulsion. Selon François
Perego, ce sont des esters gras triglycériques tout à fait
classiques, à base d'acides oléique, linoléique et linolénique (du
moins saturé au plus saturé). Voir
Acides linoléique et
linolénique. Les jaunes de Gallinacés seraient un tout petit peu
moins saturés que ceux d'autres espèces quoique la teneur de ces
éléments puisse dit-on varier d'un facteur deux en fonction de
l'alimentation de l'animal. Mais grosso modo, vous obtenez dans
le gras du jaune au mieux un tiers d'huiles insaturées dont une partie
n'est même pas exploitable.
Ainsi, comme
Xavier de Langlais, François Perego
reste dubitatif quant aux capacités siccatives de l'huile d'oeuf.
Mais le jaune d'oeuf pris comme un tout
est lui-même un liant. Comme le souligne Jean-Louis dans un passage du
chapitre I des Dialogues de Dotapea (lien),
vous y trouvez comme dans de nombreux liants des agglutinants de deux
natures (aqueuse polaire
et grasse apolaire) et un
amphiphile jouant le
rôle d'interface. L'amphiphile du jaune (9% environ) est constitué de
phospholipides assez banals.
Mais l'ensemble donne de superbes
temperas et de bons médiums à l'oeuf pour la peinture à l'huile, dont
celui de Xavier de Langlais/Lefranc-Bourgeois, dont la composition
n'est pas publique non
plus.
Il n'est pas certain que la reproduction
du procédé de Vibert soit un bon objectif.
Par contre, un axe de recherche
intéressant serait peut-être de rendre compte d'emplois utiles du
jaune dans les peintures à base aqueuse. En particulier, permet-il de
réaliser une sorte d'encre de Chine...
Une autre gageure serait d'extraire le
colorant. |
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18/2/2009 - M.P.
Fournisseurs latex
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MP :
J'aimerais savoir ou je puis me
procurer du latex.
J'ai un collègue qui en cherche pour renforcer des pneus de
sulky.
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Dtp :
Pas sûr que du latex
convienne. Les pneus sont maintenant fabriqués avec des produits
spécialement adaptés.
Vous trouverez des fournisseurs de latex
via la zone de recherche Google de Dotapea en demandant "sculpture
secd".
Lorsque vous formulez ce genre de
demandes, soyez gentils s'il vous plait de préciser de quelle région
vous écrivez car on n'a aucun moyen de le savoir. Or, vous pouvez être
à Bruxelles, à Trois-Rivières, à Perpignan ou à Genève. |
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18/2/2009 - O.T.
Sèche-cheveux et
peinture à l'huile
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OT :
J'aimerais avoir un renseignement :
peut-on sécher une huile sur toile au sèche-cheveux, pour la vernir au
vernis à retoucher ?
Merci beaucoup de votre réponse.
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Dtp :
Le sèche-cheveux est à déconseiller dans
tous les cas sauf lorsque votre peinture à l'huile est très maigre.
La question de ce que vous souhaitez
appliquer au-dessus est indépendante. Si la peinture est grasse, même
très modérément, vous risquez fortement d'accentuer les
différences entre surface et profondeur. C'est la porte ouverte aux accidents picturaux.
Si vous travaillez en
jus, c'est envisageable pour accélérer l'évaporation de l'essence.
Cela vaut aussi pour les peintures
aqueuses : une acrylique empâtée que vous feriez sécher à l'accéléré
en surface risquerait de vous créer de désagréables surprises alors
qu'un jus donnant un "film" fin ne poserait pas ce problème.
C'est un peu comme avec
l'argile :
l'homogénéité du processus de séchage dans l'épaisseur détermine la
solidité de la pièce. |
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18/2/2009 - A.G.N.
Bleu charron
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AGN :
Je suis à la recherche de la référence
peinture du bleu charron suite à une restauration personnelle de
bâtiments.
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Dtp :
Malheureusement il n'existe aucune
référence sérieuse concernant
cette couleur qui a été fabriquée de manières très différentes.
Beaucoup de questions continuent à se poser à son sujet et rien ne
progresse car personne ne semble vouloir prendre le sujet en main
faute de fonds.
La réalité n'en demeure pas moins que cette couleur se définit par un
cahier des charges : elle doit protéger les roues des charrues et
charrettes. Chacun sa méthode semble-t-il. C'est vraiment tout ce que
nous pouvons vous répondre à ce stade, à mon grand regret.
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AGN :
Mercitations l'ami je ne vais donc
continuer mes recherches concernant cette couleur en moult bleus, j'en
ai des souvenirs d'enfant dans ma campagne, mais je vais m'orienter du
côté des anciens paysans (peut être que), je me souviens de fresques
dans des plafonds de châteaux et maisons bourgeoises, il me reste des
ustensiles d'agriculture en bleu charron.
je suis pugnace sur cette recherche et ne manquerai pas de vous tenir
informés de mes trouvailles.
La référence poudre est: B.27. ( c ) 77510 chez Ocre de France à Apt
04 90 74 47 67
En poudre aussi et en vente chez Dousselin 69270 Couzon au Mont d'Or
tel: 04 72 42 96 00 - TTC= 25 kgs 269,59E, 5 kgs =59,91E, 1 kg =12,94E
et en 200gs=4,01E ; |
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16/2/2009 - C&P BdM
Patine sur bronze
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C&P :
Bonsoir,
Nous sommes à la recherche de la recette pour réaliser une patine
blanche sur un bronze d'art.
Auriez-vous quelques indications?
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Dtp :
Une patine sur un bronze d'art est le
travail d'un patineur de bronzes d'art. Il s'agit d'un métier à très
haut degré de qualification (et de secret). Les experts sont extrêmement recherchés
(cela se situe à l'échelle internationale).
Vous pouvez vous adresser à des fondeurs
(voir
liste non-exhaustive). |
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16/2/2009 - F.J.
Peintures et pigments du
XXème siècle
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FJ :
Voici mon problème : j'ai récemment
trouvé dans un grenier des pigments, datant des années 50, de La
marque Gauthier conditionnés dans des caisses en bois ; peuvent-ils
être utilisés en peinture sans risque de toxicité ?
Il s'agit de :
Vert de chrome
Vert de zinc
Outremer
Rouge de chrome
Ocre jaune
Ocre rouge
Terre de Sienne
Terre d'ombre
Terre de Cassel
Jaune Mexico
Bleu de Prusse
Jaune de Chrome
Vous remerciant par avance, cordialement.
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Dtp :
Concernant les couleurs au chrome, le
degré d'oxydation est déterminant (cf.
passage du
chap. XIX des Dialogues) et le jaune de chrome est banni. On peut se
méfier d'un vert ou d'un rouge dits "de chrome".
Les couleurs au chrome acceptées de nos
jours sont mentionnées dans l'article consacré à cette famille
chimique de
pigments. Lien.
Le vert de zinc serait selon
François Perego un mélange de bleu de
Prusse et de jaune de zinc. Or, concernant le jaune de zinc, on peut
dire que c'est une couleur très probablement instable voire
éventuellement toxique (information non confirmée -
lien).
L'outremer ne
pose aucun problème précis, de même que les ocres et les terres (lire
cependant le passage consacré
à la terre de Cassel, un cas particulier). Le bleu de Prusse est
décrit ici.
Pour terminer, pas de trace du jaune de
Mexico, une appellation commerciale exotique qui ne présage pas
forcément d'une bonne tenue ni d'une parfaite innocuité. En 1951,
l'opérette "Mexico, Mexico" avec Luis Mariano était un tube. |
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10/2/2009 - C.V.
Huile d'oxane, vernis
tomettes
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CV :
Problème concernant de l'huile d'oxane
mis sur tommettes en terre cuite (carrelage).
J'ai un client qui me demande d'enlever l'huile d'oxane devenue
vilaine et s'écaillant.
L'huile d'oxane a été appliquée il y a plus de 20 ans et en 4 à 5
couches d'épaisseur.
Nous avons essayer plusieurs produits sans bons résultats. Le meilleur
pour l'instant est le décapant de peinture. Nous avons aussi essayer
le décapeur thermique, la vapeur d'eau, l'ammoniac, la térébenthine,
le sel de soude (soude caustique).
Pouvez vous me renseigner sur un autre produit très efficace ?
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Dtp :
Il faut poser la question au fabricant :
http://www.produit-batiment.com/fiche-fabricant-oxane-metox-2975322240.html
Sinon à essayer des produits plus agressifs cela deviendrait
dangereux. Reste le ponçage mais là aussi il faut se renseigner sur la
nocivité de la poudre. |
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9/2/2009 - A.P./S
Photo et colle
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APS : Je ne
sais pas si je frappe à la bonne porte mais j'essaie, je voudrais
coller une photo papier sur une plaque de polycarbonate (plastique)
mais je ne voudrai pas qu'on voie la colle par transparence de l'autre
côté, l'idée est de déformer ma photo et de la voir à travers la
plaque. J'ai essayé avec une colle à papier peint, on voit un peu de
blanc mais surtout ça ne tient pas.
Si vous avez la solution…
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Dtp :
C'est délicat. Il existe tellement de
plastiques et de colles. Il y a aussi la question de la longévité. Il
existe des colles en bombes qui sont transparentes et qui tiennent... un
moment. Pour obtenir un résultat plus durable, une inclusion
polyester/silicone pourrait donner quelque chose mais tous ces
produits sont tellement variables, différents, sans parler de la
réactivité à la lumière, à la chaleur...
Désolé de ne pas pouvoir vous donner une réponse univoque. Pour un
résultat fiable et durable il faut peut-être étudier les solutions
résines. |
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30/1/2009 - J.C.
Protection de la feuille
d'argent
Dialogue suivant |
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JC :
Je suis à la recherche d'une solution
efficace pour vernir un mur en feuilles d'argent. J'ai terminé ce mur
(environ 8m2), je l'ai verni, sur les conseils du vendeur,
avec un vernis acrylique, voilà 1 mois..... Hélas, je constate
aujourd'hui une oxydation de la feuille d'argent, et, encore plus
grave, le vernis se décolle par plaque ! Je dois tout recommencer.
Pouvez-vous me dire si un vernis polyuréthane serait plus efficace....
Je ne veux surtout pas d'un vernis qui donnerait un reflet jaune.
Quels conseils pouvez-vous me donner ?
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Dtp : Les
questions simples peuvent faire faire de lointains détours. Il nous a
fallu prendre du temps, consulter, et in fine l'on
n'a toujours pas de solution simple à vous proposer.
Tout d'abord, de quoi la feuille
d'argent doit-elle être protégée ? De l'oxydation et de la sulfuration
(sur la sulfuration de l'argent, à ne pas négliger, lire
passage
in Les dialogues de Dotapea, chap. XIX).
Autre élément du "cahier des charges" :
le produit employé comme vernis doit tout simplement adhérer.
Votre échec avec
l'acrylique peut être dû à une
oxydation (solution aqueuse, microporosité et/ou
hygroscopie éventuelles pouvant aussi
impliquer une sulfuration) ou à un problème d'adhérence car toutes les
acryliques ne sont pas faites pour coller au métal.
La base aqueuse semble en fait une assez
mauvaise idée avec tous les métaux, à ceci près qu'un séchage dans des
conditions normales est assez rapide. Mais on peut imaginer des
rétentions d'eau.
Bien sûr nous avons pensé à un vernis
gras. Mais avant d'y venir, ouvrons une parenthèse.
Cela commence
par l'appellation "métal précieux" ou aussi bien "métal noble".
L'argent en est-il un ? Personne ne semble pouvoir se prononcer parce
que ce ne sont pas des appellations strictement définies.
Et pourtant, on emploie communément ces
termes pour désigner des métaux peu oxydables, à tort ou à raison.
C'est sur ces points que l'affaire
bascule : en y regardant de près, on s'aperçoit que l'or peut perdre
jusqu'à 7 électrons là où l'argent n'en perd au plus que 3 !
A priori un pied-de-nez à la réputation
de l'or, censé très peu oxydable, et même quasiment inoxydable. Cela dit, la
capacité d'un métal à s'oxyder facilement et son degré maximal
d'oxydation ne coïncident peut-être pas forcément. A tout le moins,
cela semble poser question.
Je laisse
Jean-Louis, qui a interrogé
des collègues physico-chimistes, développer le sujet :
* (...)
On ne sait pas pourquoi l'or et l'argent n'ont pas les mêmes
réactivités chimiques, bien qu'ayant des structures électroniques
très similaires. (...)
* L'oxyde
d'argent le plus courant (et même commercial) est Ag2O,
il est insoluble et brun-noir. Utilisé entre autres dans les piles à
l'oxyde d'argent.
* Je n'ai pas réussi à trouver si cet
oxyde est facile à former ou non.
Divergences chez mes collègues, les uns disent oui, à l'air et à
température ambiante, d'autres disent non.
Un site web dit que c'est spontané à l'air ambiant :
lien.
Celui ci dit le contraire :
lien
(en bas à droite du texte encadré). (...)
* Pour
expliquer les différences de réactivité entre Au et Ag ils parlent
même d'effets relativistes....
Vous voyez ce que je voulais dire au
sujet des questions simples qui peuvent emmener loin.
Revenons aux vernis gras.
S'il est relativement facile d'oxyder
l'argent, ils sont à déconseiller car ils pourraient devenir agents
d'oxydation lors de la
polymérisation.
Certaines solutions relevées par
ailleurs semblent assez discutables, comme le nitrate de cellulose
(qui serait explosif, pas forcément efficace, très
hygroscopique et de
toute façon pas adapté au cas que vous soulevez) ou d'autres qui ont
plus de chances d'aboutir mais nécessitent le vide (couche d'oxyde
d'aluminium ou de titane).
Jean-Louis indique un brevet (US
4,407,875 consultable
ici). Une solution en deux parties dont une hors-sujet puisqu'elle
est destinée à être retirée, l'autre pourrait être plus intéressante.
C'est un vernis relativement classique de type émulsion
vinylique et
glycérophtalique où
l'éthanol est assez présent, de même
qu'un produit toxique encore très répandu, le
xylène.
Alors, un produit à dominante vinylique
dans une solution non-aqueuse serait la solution ?
Selon nos constatations, certains
produits vinyliques semblent poser quelques problèmes de brunissement.
La question de la coloration éventuelle du
polyuréthane que vous évoquiez ne semble pas tout à fait réglée
non plus.
En ce qui concerne la feuille d'or
utilisée à l'extérieur on ne vernit pas, on remplace tous les dix ou
vingt ans. On peut ajouter que sans être un grand toxique au-delà du
fait que c'est un métal lourd, l'argent n'est pas un métal aussi
parfaitement sain que l'or.
Comparer les articles du Reptox
québécois :
ici, l'or,
là l'argent. La différence dans les incompatibilités et en
toxicologie est substantielle.
A vous de déterminer donc en fonction de
ce que vous voulez faire s'il est absolument nécessaire de vernir.
Vous pouvez également prendre conseil auprès de doreurs
professionnels.
La dernière indication que nous pouvons
vous donner est que des tests sont indispensables. Jean-Louis est
partisan d'un vernis gras, je ne prends pas parti mais nous sommes
d'accord sur ceci : "Les essais préalables seront impératifs... Et
éventuellement simuler un vieillissement en trempant la chose deux ou
trois fois dans un peu d'eau chaude une fois que c'est sec." (JL) |
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30/1/2009 - C.H.
Toiles coton, toiles
mixtes
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CH :
Je suis étudiante en restauration de
tableaux et dans votre page intitulée : le tissage des toiles à
peindre
[correction, il s'agit d'un passage de
l'article consacré aux fibres], vous conseillez d'utiliser les
toiles de coton de préférence aux toiles mixtes lin/coton.
Je suis actuellement en train de faire un mémoire sur les toiles
mixtes utilisée comme support dans l'art, pouvez vous me dire d'où
provient cette information ? j'aimerai bien connaître la source car il
est assez difficile de trouver des articles sur ce genre de supports .
Je vous remercie d'avance.
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Dtp :
Ce sont des témoignages et des
constatations directes, il n'y a pas de source documentée sinon par ce
texte même. Ce sont bien souvent des constatations (c'est le cas ici)
ou des témoignages d'artistes qui nous permettent d'avancer. Par temps
humide, on a constaté que des toiles à fibres coton+lin donnent de
très déplorables résultats et qu'il ne s'agit pas d'un cas isolé, ce
qui est suffisant pour évoquer le sujet de cette manière.
Au-delà, il faut bien sûr effectuer
des tests approfondis et de nature parfaitement scientifique pour documenter un
mémoire. Dotapea le fait quelquefois mais pas dans tous les cas, en
tout cas pas celui-là. Nous espérons que ce site incite ce type d'initiatives. |
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23/1/2009 - C.M.
Support pour Dotapea
Dialogue suivant |
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CM :
Votre site est génial et fort utile.
Auriez-vous publié son contenu sous forme d'un livre ou autre support
papier?
Merci d'avance.
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Dtp :
Merci beaucoup du compliment, c'est
toujours très agréable.
Eh bien non, nous n'avons rien publié sur papier et cela ne fait pas
partie de nos projets pour les raisons suivantes :
- il faudrait rééditer trop souvent car le site évolue beaucoup dans
son ensemble. Seuls les Dialogues pourraient faire l'objet d'une
publication périodique... un peu décevante car trop isolée.
- sur le papier, pas d'hypertexte. Or les liens de Dotapea sont son
point fort. Là aussi les lecteurs risquent d'être
terriblement désappointés car ils naviguent énormément. C'est un vrai
"travail web" pratiquement indissociable de son support.
Outre ces arguments, la mise en place d'une publication papier est une
entreprise compliquée, coûteuse et dévoreuse de temps alors que nous
avons des projets pharaoniques pour 2009/2010 sur le web et dans le
réel.
Il nous a aussi été demandé une version
DVD. L'adaptation est cependant là aussi un lourd travail pour une
demande trop ponctuelle et la question de l'actualisation se pose de
la même manière. |
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23/1/2009 - R.S.
Plâtre cassant
Dialogue suivant |
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RS :
Je souhaiterai fabriquer en très petite
quantité, des statues de la Sainte Vierge en
plâtre (ou en résine),
j'ai le moule, mais je ne sais pas du tout comment faire?
On m'a pourtant montré comment faire une statue avec du plâtre, mais
dès que je la démoule, la couronne de la Sainte
Vierge se brise, ou les doigts de l'Enfant Jésus se cassent ?
Est-ce qu'il est possible de fortifier le plâtre pour ne plus qu'il
soit aussi cassant? Avec quoi?
Le plus simple serait que je trouve un fabricant, mais je ne sais où
chercher, j'ai passé des heures sur Internet en vain?
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Dtp :
Eh bien c'est surprenant que de si
petites pièces se brisent mais en général (plutôt pour des pièces plus
grosses) on utilise des renforts métalliques et de la
filasse ou des
tissus (on se rapproche du staff). Une autre solution consiste à
ajouter une colle vinylique ou de la colle de poisson dans votre
plâtre (la on se rapproche du stuc).
Il faut aussi s'assurer que le démoulage
se fait dans de bonnes conditions, notamment que la pièce n'adhère pas
au moule.
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RS :
La statue fait entre 30 et 35 cm.
Merci de vos conseils, je vais essayer de trouver de la colle
vinylique, mais pour fabriquer cette statue où j'utilise à peine 1
litre d'eau, je dois ajouter environ combien de colle svp ?
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Dtp :
C'est au jugé puisque cela dépend de la
colle et du plâtre. Il faut donc faire des essais avec des quantités
différentes, en comptant 15 jours de
cristallisation pour
pouvoir sélectionner la meilleure formulation en toute certitude.
Mais
n'oubliez pas que des inclusions de métaux et de fibres peuvent aussi
jouer un rôle solidifiant. |
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19/1/2009 - F.P.
Obtenir une couleur pour
une chaux
Dialogue suivant |
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FP :
Débutante en matière de couleurs, je
sais qu'il faut faire de nombreux essais.
je cherche à obtenir un vieux rose, doux, pas agressif, pour une
peinture à la chaux sur un mur ancien.
Est ce que l'ocre rouge peut suffire ?
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Dtp :
Oui, il existe une importante
déclinaison de terres rouges qui permettent d'obtenir des vieux roses et
entre autres méthodes vous pouvez marier cette couleur à un noir de
Mars et/ou un peu de blanc de titane pour le "vieillissement". Le tout
est de faire des essais.
Si l'ocre rouge est trop "froid", vous
pouvez soit remplacer le noir par une terre d'ombre naturelle (ou une
terre de Cassel qui sera plus sombre), soit garder vos trois couleurs
et adjoindre un ocre jaune. |
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15/1/2009 - D.
Ocre bleue, appel aux
lecteurs
Dialogue suivant |
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D. :
Apport au chap. X,
L'ocre bleue (Dialogues de Dotapea)
Si cela peut ouvrir une voie de
réflexion, en céramique, l'emploi de cendre contenant du phosphore
permet de réaliser de magnifiques bleus. Voir les études du moine de
Montmollin et ses livres sur les
émaux de cendres.
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Dtp :
Oui, cela a été notre première piste,
cependant l'ocre bleue est un procédé à froid. On ne peut transposer
une méthode relevant des arts du feu à la préparation d'une peinture.
Nous achoppons toujours sur ce chapitre.
Il n'est pas simple de se procurer le
fameux blanc d'ombre alors que c'est certainement une analyse - que
nous sommes prêts à effectuer - qui permettra de trouver les réponses.
Aussi lançons-nous un appel à tout lecteur devant se déplacer à
Nocera Umbra afin de nous faire parvenir des échantillons. |
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9/1/2009 - P.F.
Huile de lin PZ
Dialogue suivant |
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PF :
Je suis à la recherche d'informations
concernant une qualité d'huile de
lin dite PZ.
Avez vous quelques éléments ?
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Dtp :
On ne trouve nulle part trace d'une
huile de lin PZ. Perego et Béguin n'en disent pas un mot. Rien sur le
web. Il s'agit peut-être d'un procédé industriel. Je viens de poser la
question à un ami qui apportera peut-être des réponses.
Tout lecteur disposant d'informations
est bien sûr chaleureusement invité à prendre
contact avec nous.
[le lendemain]
L'ami en question a fourni la réponse.
Il s'agit du directeur de
Caseo.fr, entreprise
et site que je vous convie tous à visiter à cette occasion car il y a
derrière tous ces produits un savoir technique exceptionnel. Dotapea
recommande Caseo (et c'est là de la pub gratuite).
Voici donc sa réponse :
"En ce qui concerne la question de
votre lecteur, l'huile de lin "UNITEC PZ" est une des deux huiles les
plus vendues (l'autre étant la TECHNIPOLE AZ") par la société NOVANCE
à Compiègne. La différence entre les deux ? aucune idée mais le plus
simple est d'appeler NOVANCE au 03 44 90 70 07."
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9/1/2009 - G.G.
Mauvais dammar
Dialogue suivant |
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GG :
J'utilise de la résine dammar et je
remarque que celle ci se craquelle et fendille ; que puis je faire;
cette résine m'intéressait de par sa transparence et son séchage
rapide qui me permettait de travailler en jus successif |
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Dtp : Il
est tout à fait anormal que le dammar se fendille et craquelle. C'est
un produit d'emploi courant pour les Beaux-arts et la peinture
décorative.
Soit il y a une erreur dans la
préparation (se référer à ce lien),
soit le produit ou son diluant est de mauvaise qualité, soit le médium
est mal employé, soit il est appliqué au-dessus d'une couche trop
fraîche, soit enfin c'est le support qui ne va pas, ou le lieu
(conditions extrêmes).
Rappelons donc - car il y a quelquefois
confusion - que les médiums sont destinés à être employés
conjointement à une pâte de peinture. Ils ne se substituent pas aux
liants. On n'incorpore pas les pigments au médium mais à une
huile à peindre pour en faire une pâte. C'est cette pâte que l'on
ajoute au médium, qu'elle sorte d'un tube ou que vous l'ayez préparée
vous-même.
On n'a en théorie aucune raison non plus
d'ajouter d'autres éléments, sauf éventuellement certaines
charges bien choisies et bien dosées.
pâte préparée artisanalement ou non
(huile+pigment[+charge])
+
médium dammar préparé par vous
(résine+essence)
=
jus ou pâte applicable
Bien sûr, de la pâte au jus, c'est vous
qui décidez de la consistance en dosant la quantité de médium dammar.
Concernant les règles d'application,
lire l'article Gras sur maigre.
Les diluants pour les peintures à
l'huile - donc pour les médiums - sont des essences plutôt pures :
typiquement la
térébenthine, l'essence
de pétrole raffinée et/ou
l'essence d'aspic en appoint. Il faut à
tout prix éviter les essences minérales de mauvaise qualité car
chargées d'hydrocarbures aromatiques ou d'autres imuretés, elles peuvent
corrompre et le médium et la pâte.
Certains détaillants proposent parfois
des produits douteux pour un emploi en peinture. On les repère
facilement à l'odeur ou à des dépôts flottants. C'est une réalité et c'est l'un des premiers
points dont il faut s'assurer.
Le support doit être
assez rigide (toile bien tendue, papier
marouflé, etc.), surtout si vous peignez maigre. Il
doit être préalablement enduit (et séché après enduction) de manière
correcte, convenant à la peinture à l'huile.
Votre dammar est peut-être
trop cireux. Si vous constatez un dépôt
de cire dans le contenant, décirez-le par décantation (lien).
Si rien n'y fait...
Si vous constatez que les anomalies
persistent après avoir vérifié tous les points précédents, il faut
interroger le détaillant et éventuellement la
DGCCRF
car le dammar que vous avez acheté pourrait relever du cas frauduleux.
On a pu par exemple vous vendre une
gomme provenant d'une essence de pin dammara inutilisable en peinture
ou bien une autre gomme. Le détaillant doit s'expliquer car il peut
peut y avoir non seulement fraude, mais aussi préjudice.
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3/1/2009 - C.E.
Glycéro et blanc de
Meudon, dégraissage
Dialogue suivant |
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CE :
Dans un article concernant les terres blanches, vous dites à propos du
blanc de Meudon :
"Pour dégraisser une peinture
glycérophtalique, appliquer par-dessus au chiffon ou à l'éponge du
blanc de Meudon pur, sans liant.
Laisser agir une nuit puis laver. De cette manière, la surface
pourrait, nous a-t-on dit, être peinte avec n'importe quelle peinture
à l'eau."
Je confirme cette recette que j'ai souvent utilisé et qui est connue
chez les décorateurs de "faux-finis".
J'ajouterai qu'il n'est pas nécessaire d'attendre une nuit, appliquer
le blanc de Meudon avec un spalter aux poils
durs énergiquement, rincer et la surface est totalement dégraissée. Le
fait de frotter énergiquement accélère le procédé.
il m'est d'ailleurs arrivé de frotter une surface glycérophtalique
directement avec un glacis à la bière ou à la gouache (sans blanc de
Meudon). Le résultat est le même, il faut frotter plus longtemps mais
il peut arriver que le glacis frise au bout de quelques secondes, il
faut frotter à nouveau.
Efficace pour les petites surfaces !
Le blanc de Meudon est un excellent dégraissant, mais une mauvaise
charge.
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Dtp : Merci
pour cette confirmation et ces précisions. Votre courriel est
maintenant référencé dans l'article concerné (lien). |
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