Les
autres résines
La gomme
adragante, est également traitée dans un article
spécifique de la section des liants.
Les résines figurant dans cet article-ci sont les moins employées et les moins
adaptées aux travaux artistiques habituels. Elles ne sont pas conseillées pour
des emplois en peinture traditionnelle, mais ne doivent pas être boudées pour
autant.
La colophane

C'est le résidu très acide et très friable
de la fabrication de l'essence de térébenthine
(voir abiétate
et brai).
Comme le montrent nos deux illustrations, la colophane peut sensiblement
changer d'aspect selon la destination du produit. Ci-contre, l'échantillon est
destiné à l'ébénisterie "fine".
Au-dessous, nous observons une massive et superbe colophane de musicien. Elle est quotidiennement utilisée pour l'entretien des archets.
Il existe d'ailleurs plusieurs qualités de colophanes de lutheries. Le
"grain" de la poudre créée par le frottement de l'archet est choisi
en fonction de la taille des cordes de l'instrument.
Quelle que soit sa destination, il s'agit d'une résine tendre, diluable à froid dans l'essence ou l'alcool
(préparation : voir Fabrication du médium maigre
dammar). Elle
est brillante.

Elle est employée dans la fabrication
de cires à modeler.
Elle est utilisée dans la fabrication de vernis et médiums de mauvaise qualité.
Elle a servi dans la fabrication de très
mauvais papiers.
Elle a connu une utilisation traditionnelle en peinture décorative.
La gomme
sandaraque
Ce terme provient du grec sandarakê, signifiant réalgar (mort-aux-rats). Une étymologie
qui demeure pour nous très mystérieuse (merci
de nous communiquer toute information à ce sujet).
Il s'agit d'une très ancienne résine
pour vernis, à l'origine même du mot vernis.
De nos jours, elle est récoltée sur certain thuyas au Maroc et en
Algérie.
Assez insoluble, elle donne des résultats inférieurs aux résines mastic
et dammar malgré sa transparence. Parmi
ses défauts, on signale qu'elle est très cassante.
Elle se présente sous forme de larmes d'un jaune très pâle, comme le
mastic. Naturellement, elle est brune.
Elle est tombée en désuétude mais on la trouve encore dans les catalogues
de fournisseurs de très haut niveau.
Soluble dans l'alcool et
l'essence.
Le sang-dragon
ou sang-de-dragon
Résine exsudant de la tige du dragonnier (arbre tropical de la famille des
liliacées ayant une longévité des plus notables). Le nom de
l'arbre pourrait provenir de sang-dragon et non le contraire. L'origine du
vocable est donc mystérieuse. S'agit-il d'une altération poétique de
sandaraque ?
Utilisé autrefois comme colorant rouge - notamment comme colorant à vernis
ou comme laque - plutôt
fugace, le sang-dragon fut aussi employé autrefois comme astringent et hémostatique.
Il n'est pratiquement pas utilisé pour la peinture.
Il serait employé depuis des temps très reculés.
Il est soluble dans les solvants classiques.
Le sang-dragon est aussi une fleur.
L'élemi
ou élémis
C'est un adjuvant plus qu'une résine à médium, à vernis ou à
laque à part entière. Employé dans les vernis durs, il agit comme
assouplissant léger car il s'agit quand même d'une résine assez dure.
Comme la gomme
laque, l'élémis est soluble dans l'alcool.
La
gomme gutte
Ce n'est pas une résine destinée aux médiums et vernis.
Elle est traitée
dans l'article sur les pigments jaunes.
On mentionnera juste dans cet article le fait qu'elle est soluble dans
l'alcool, comme la gomme laque.
Gomme
dite de Xanthan ou de Botany Bay
Originaire d'Australie, elle aurait un comportement proche de celui de la gomme
laque de Coromandel. Nous manquons d'information à son sujet.
Autres
résines
La gomme kauri, la gomme Manille, la gomme Pontianak. Nous
manquons d'informations à leur sujet.
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